Archimeme, Charte
Archimeme
Charte de Vigilance Participative

Préambule : La responsabilité mutuelle
L'intégrité scientifique d'Archimeme repose sur un principe de surveillance distribuée, conceptualisé sous le terme de vigilance participative. La décentralisation du droit d'écriture s'accompagne d'un devoir équivalent de relecture critique. Sur cette archive, le privilège de pouvoir modifier une information implique la responsabilité de vérifier les assertions ajoutées par les autres membres.

Article 1. La régulation procédurale : isoler le fait de la personne
Pour qu'une communauté ouverte puisse s'accorder sur la validité d'une donnée, l'évaluation (les actions d'approbation ou de contestation) doit porter exclusivement sur l'exactitude de l'information soumise, et non sur l'individu qui la propose. Les débats doivent s'appuyer sur l'administration de preuves et la vérification des sources, prohibant formellement toute attaque personnelle ou jugement de valeur à l'encontre d'un contributeur.

Article 2. La documentation collaborative
La section historique de chaque document fonctionne comme un espace d'écriture ouverte : il suffit de cliquer dans un paragraphe pour le corriger ou l'enrichir. Chaque modification influence l'indice de fiabilité de la fiche. Les utilisateurs s'engagent à justifier leurs corrections avec rigueur pour maintenir l'exigence académique du projet.

Article 3. Médiation et résolution des conflits
Lorsque la résolution d'un désaccord devient impossible par le simple vote, les membres doivent utiliser la fonction de signalement. Cette action suspend le conflit en générant un ticket de médiation, traité de manière différée par les modérateurs dans un espace dédié (la Revue de tickets), afin de pacifier le débat et de restaurer la justesse du document.

Article 4. Indépendance et neutralité documentaire
Les documents issus de la culture web peuvent revêtir un caractère provocateur, politique ou sensible. Archimeme applique un principe de neutralité absolu : l'archive observe et documente l'existence d'une image sans pour autant en cautionner le message. La plateforme ne censure pas les documents dont la circulation est historiquement avérée. Pour préserver la distance critique nécessaire à l'étude, la communauté s'appuie sur l'apposition d'avertissements de contexte (les bandeaux de "Contexte sensible").